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ORIGINE
DE L'UNIVERS :
VERS
LA FIN DU MYTHE « BIG BANG » ?
L'origine
de l'univers n'est plus ce qu'elle était.
« Faites
exploser une imprimerie, il n'en sortira pas une encyclopédie ».
Ainsi parlait Marcel Calmont. Il a raison. Il est invraisemblable
d'imaginer l'intelligence, la conscience et l'évolution de la
vie issues d'un accident matériel et stupide. Le hasard a bon
dos. Car de nécessité, dans un « big bang »,
il n'y en a aucune.
La
nécessité est toujours placée du côté
spirituel, et non sans raison. Mais ce n'est pas pour cela que ce
n'est pas scientifique et rationnel. Les physiciens les plus
réductionnistes oseraient-ils penser que l'esprit, quel qu'il
soit, n'est pas rationnel ? Que sa raison d'être n'est pas
scientifique ? C'est tellement difficile que bien souvent ils
préfèrent prétendre que l'esprit n'existe pas.
Que c'est un sous-produit de la matière.
Mais
là où cela se corse, c'est lorsque les observations des
physiciens quantiques laissent penser que c'est l'observateur qui
donne à la particule sa substance ! Il serait sympa pour ne
pas nous rendre encore plus fous de se réunir autour d'une
table et de décider le vrai du faux : est-ce l'évolution
de la matière qui engendre l'esprit, ou est-ce la conscience
qui engendre la matière ? Par quel miracle irrationnel
parvient-on à enseigner en même temps des options aussi
contradictoires ?
Le
problème est que aucun physicien n'a jamais pu définir
l'esprit, et pas davantage la matière. En fait, toutes les
théories reposent sur des axiomes arbitraires. Tant qu'on n'a
pas élucidé l'origine de la matière et l'origine
de l'esprit, tout ce qui en découle est vain. Alors on espère
qu'à force d'observer, de plus en plus loin, on finira par
voir le passé de cette naissance de l'univers. Jamais. On ne
la verra jamais car elle n'est pas, n'a jamais été dans
le passé. Cela est une certitude mais pour l'affirmer, il faut
simplement comprendre ce que c'est que l'esprit, comprendre la nature
ultime de la matière, et comprendre donc l' « origine »
de l'univers.
Le
problème aussi est que dans les préjugés
communs, ou bien c'est le hasard, ou bien c'est « Dieu ».
Alternative tout aussi stupide que la théorie du « Big
Bang » elle-même (à laquelle d'ailleurs peu
de physiciens croient encore), nommée ainsi par dérision
en fait. Penser que l'origine de l'univers soit le fruit du hasard
suppose beaucoup de malhonnêteté intellectuelle,
simplement parce que l'univers, c'est à chaque instant qu'on
le constate. Ce n'est pas une fois par hasard, et le reste tu temps
il n'y a plus rien.
Alors
certains se disent « mais c'est idiot, une fois que
l'univers est lancé, il continue sur cette lancée »!
C'est encore le signe d'un manque de discernement inouï, et
pourtant il y a des « scientifiques » qui
pensent ainsi. NON. Un événement issu du hasard ne
saurait continuer sur sa lancée.
Tout
d'abord, on ne peut être issu du hasard que s'il y a déjà
quelque chose. On peut réunir des éléments au
hasard, mais il faut des éléments. S'il n'y a rien, il
n'y a aucune raison qu'il y ait du hasard. L'origine de l'univers
n'est pas le fait du hasard car l'alternative, c'est rien. Rien du
tout.
Pas
une autre forme d'univers. Et donc le rien, on y serait resté
sans l'ombre d'un doute. Prétendre le contraire est
indéfendable.
Ensuite,
ce n'est pas parce que quelque chose est lancé qu'il continue.
Et surtout qu'il évolue. Les conditions pour qu'un univers se
crée sont précises, multiples, et inexorables. Stephen
Hawking voudrait que la gravitation seule joue le rôle de
« Dieu ». Alors pas de problème,
appelons-la « Dieu » et le tour de passe-passe
est joué. Car expliquer l'origine de la gravitation, c'est la
même chose qu'expliquer l'origine de l'univers. D'où
vient-elle ? Du hasard ? Comment le hasard de l'absence engendre-t-il
la gravitation et l'amour qui en est la forme subjective ?
Laissons
de côté ces inepties. Laissons aussi de côté
l'idée absurde que si le hasard intervient un jour, le
lendemain il y a encore un univers. Le « lendemain »,
il n'y a plus rien. Pour que l'univers dure, il faut non seulement
que le temps soit, mais aussi que la cause qui engendre l'univers
subsiste. Si elle disparaît, il n'y a plus rien. S'il y a un
univers maintenant, c'est que la cause est maintenant. Ou alors il
faut croire en « Dieu » et dire : « il
y a quelque chose qui fait durer ». Quelque chose qui fait
durer, cela s'appelle une cause continue, et une cause continue, qui
fait que tout de suite maintenant il y a un univers, et maintenant
encore, et toujours, cela s'appelle une NECESSITE.
Et
il ne saurait y avoir de hasard s'il y a une nécessité.
D'ailleurs vous et moi le constatez tous les jours. IL N'Y A JAMAIS
DE HASARD. Tout effet est le résultat de causes, même le
côté où se stabilise le dé, bien sûr.
L'origine
de l'univers n'est pas une origine. La nécessité de
l'univers est une cause éternelle. Et évidemment,
encore une fois, comme tout le monde, on aura tendance à
l'appeler « Dieu », aussi longtemps qu'on ne
l'aura pas définie scientifiquement.
Eh
bien ce qui est nouveau, Mesdames et Messieurs (ça change un
peu le style), c'est que cette cause est parfaitement identifiée,
et qu'elle est parfaitement RATIONNELLE. Elle ne doit rien au hasard,
ni à une volonté cosmique quelconque, elle est première
et subordonnée à rien, il n'y plus aucune raison de
l'appeler « Dieu », bien qu'en fait c'est ELLE
que jusqu'à présent on appelait « Dieu ».
Cette
NECESSITE, cette CAUSE ETERNELLE à l'origine de ce qu'on
appelle « l'univers » vous intéresse ?
Pas
sûr que ceux qui disent oui soient sincères. Si on a
tant retardé sa découverte, c'est simplement parce
qu'au fin fond de l'ego, il y a une volonté inverse QUI NE
VEUT SURTOUT PAS COMPRENDRE, et qui tient à maintenir un
mystère. C'est inconscient, mais c'est ce qui sous-tend toute
la recherche scientifique, religieuse, philosophique, c'est la même
chose.
Pourtant
c'est accessible. Humainement. Et c'est très simple. Mais
justement, c'est la simplicité qui est difficile à
atteindre. Ajouter des équations aux équations, c'est
facile. Si l'univers n'était pas simple, il n'aurait jamais
existé. Mais l'ego a besoin de rendre les choses
inextricables, justement pour échapper à la
Connaissance qui le remettrait en cause...
Alors
peut-être pensez-vous que l'univers c'est matière et
information ?
Qui
donc a jamais vu cela, de la matière ? Moi j'ai des
sensations. Et vous ?
Des
sensations, cela ressemble plus à de l'information qu'à
de la matière, non ? Mais le terme « information »
est invalide car il suppose un émetteur et un récepteur,
donc il contient trop d'hypothèses a priori pour être
scientifique.
Bon,
laissons tout cela au rebut des vaines tentatives de se rassurer face
à un mystère dont on devine la menace. Et commençons
par le commencement.
L'univers,
on va le comprendre, n'a pas, n'a jamais eu d'origine. On va le
prouver, il naît à chaque instant en totalité. On
va le démontrer, ce processus d'illusion du temps et de
l'espace est une nécessité absolue. Qui est le sujet de
cette illusion ? La question ne se pose que pour l'ego. Mais il n'y a
pas de sujet.
Vous
allez bientôt vous rendre compte que les sages d'il y a cinq
mille ans étaient beaucoup plus proches de la vérité
que nos pontifes actuels. Mais attention. Cette fois vous ne pourrez
plus faire marche arrière.
En
avant toute.
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